HeaderPORT

Portishead – Rock en Seine 2014

Événement, sound -

Le week-end dernier, comme pas mal de monde, j’étais à Rock en Seine. Je ne vous ferais pas le résumé des trois jours (déjà parce que je n’en ai fait que deux), ni ne ferais l’apologie ou la critique du défilé de mode que représente un festival comme celui-ci (On en voit déjà suffisament dans la rue/métro).

Je vous parlerais simplement du concert de Portishead. A 20h00 mon amie et moi étions déjà assises sue la pelouse, non loin de la scène et des enceintes , prête à nous lever au moindre signe d’apparition du groupe (le concert commencera 45 minutes plus tard). Le concert s’ouvre sur « Silence », Portishead exprime d’emblée tout son spectre musical, notamment par des basses fréquences à couper le souffle sur une introduction que personne n’oubliera de sitôt.

Comme la première fois où l’on a pu l’entendre, la voix de Beth Gibbons (la chanteuse, ndlr) est toujours aussi intense . Malgré le côté « froid » que peut inspirer à certains la plupart des morceaux de Portishead (qui trouvent la voix de Beth « déprimante »), sur scène se dégage pourtant une « chaleur » et une atmosphère particulière, et on le doit autant à la chanteuse, qu’aux arrangements de Geoff Barrow, Adrian Utey, et Dace McDonald, ses trois compères.

Silence religieux dans le public lorsque Beth entame le morceau « Glory Box », et jusqu’à la fin du concert, c’est comme si le temps c’était arrêté (rappel compris). En observant la foule ici et là, en plissant les yeux, on apercevait quelques personnes monter dans les arbres pour y voir mieux.

Le lendemain, pendant qu’elle se refaisait toute leur discographie, mon amie m’a envoyé ce message :
« Ma peau parle encore »
MERCI.

Et MERCI également aux bénévoles, mais surtout aux intermittents qui se sont (encore) bougés pour nous, et sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.
(Mention spéciale pour les lighteux, qui nous en ont mis pleins les yeux !)

Article : Savanes
Crédit photo : United States Of Paris‎