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AWA ou l’Art du détournement

art, Interview -

La Pop’ décadente d’AWA revisite avec humour et un brin de kitsch, l’addiction aux aiguilles ; l’amour rock’n'roll sous fond d’imprimés léopard ; le tout avec  une attitude Glam’ adorablement trash ! Passons en résumé de cette rencontre plutôt smoothie, dans la relaxitude la plus totale.

AWA Production c’est quoi ?
AWA Production c’est un artiste qui pratique plusieurs disciplines comme la peinture, le tatouage et le pochoir. »

Tu cites Basquiat comme une de tes sources, en quoi il t’inspire ?
J’aime principalement sont style brutal, abstrait, c’est pour moi un pionnier de l’art urbain ! Par contre, c’est pas forcement une inspiration dans mon travail au sens propre.

Qu’est-qui t’as amené à explorer l’univers du tatouage ?
L’art du tatouage en lui-même en fait. Quand j’ai découvert cet art ça a été une sacré révélation dans mon travail, je l’ai direct ajouté à ce que je faisais et je l’ai appris.

Après le tatouage, tu envisages d’autres moyens d’expression ?
Pour l’instant j’essaie déjà de gérer tout ce que je fais et c’est bien comme ça. Je ne veux pas trop m’éparpiller, je préfère me concentrer principalement sur ce que je suis en train de faire.

Ton projet « Jeunesse décadente », c’est un peu le gamin qui se cache derrière l’adulte (ce gros dur tatoué), ou simplement une vision un peu cynique de la Hype Tattoo Machine ?
Quand je suis parti sur cette série d’enfants j’ai imaginé un peu ce que pourrait devenir la jeunesse de demain. Le tatouage est très présent aujourd’hui, les jeunes sont de plus en plus précoce. C’est juste une caricature du future… (rires).

Avec quel artiste rêves-tu de faire une collaboration ?
C’est une question assez compliqué sachant que ce n’est pas toujours possible de faire une collab’ avec n’importe quel autre artiste. Pour moi c’est avant tout une question de feeling, mais aussi une bonne connaissance de la manière dont chacun travaille.
D’ailleurs, j’ai déjà fait des collaborations avec les artistes Jack Ardi et Mister P, ça s’est très bien passé. En ce moment, je suis sur une collaboration qui devrait peut-être se faire avec les deux street artistes parisiens Noty & Aroz et je pense qu’il y a moyen de sortir un truc sympa. A voir rien n’est encore fait. (sourire) »

Alors comme ça on renverse sa tasse de café sur ses dessins, tu peux nous expliquer cette maladresse ?
(rires), on m’a souvent demandé.. J’avais plus que  de la peinture noire chez moi et je buvais du café, je me suis dit que ça pouvait avoir un rendu sympa. Comme j’avais pas trop de tunes, c’était aussi une belle économie en peinture. J’ai trouvé le rendu intéressant, les nuances chaudes et parfois psychédéliques avec un côté vintage, j’ai vraiment adoré ! J’ai appris à le travailler, et voilà, maintenant ça fait partie intégrante de mes peintures.

Récemment, j’ai vu que tu collais des paires de fesses un peu partout, et des coeurs aussi, l’épidémie est partie d’où ?
Alors en fait , c’est des Coeurs/Culs que j’ai renommé des « Cullages ». C’est un motif très répandu dans le tatouage, je n’ai rien inventé en soit. Mais comme j’aime le cul c’était un peu le motif parfait. J’ai donc repris ce dessin de base que j’aime retravailler à ma sauce, laisser un petit message sur les fesses et voilà faire partager ça à la rue. J’ai toujours aimé voir du street art ou du graffiti depuis toujours et ça m’a toujours donné le smile.

Un soundtrack du jour à nous suggérer ?

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Interview: Dorine
Photos: DR